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Sarl ALAIN DEMARQUETTE ARCHITECTE - Alain Demarquette|Hauts-de-France




À Le Touquet-Paris-Plage, le projet part d'un lieu déjà habité et cherche à le prolonger plutôt qu'à le remplacer. L'intervention reste mesurée : peu de gestes, mais chacun choisi pour relier les usages, la lumière et le paysage. Le programme a été resserré pour construire juste ce qu'il faut, là où cela sert le mieux la vie quotidienne. L'écriture architecturale reprend les proportions et les pentes de l'existant, avec une matérialité (bois, pierre) qui dialogue avec le bâti sans le pasticher. L'ensemble se lit comme une suite d'espaces ouverts les uns sur les autres, où les vues sur l'extérieur guident le parcours. Chaque pièce a sa propre orientation et sa propre qualité de lumière, du matin côté est jusqu'au soir côté ouest. Le dessin cherche la simplicité : des volumes lisibles, des matériaux laissés apparents, des détails réduits à l'essentiel.
Les propriétaires connaissaient bien les lieux avant de faire appel à l'agence : ils savaient ce qu'ils voulaient garder et ce qui ne fonctionnait plus. La demande de départ portait sur quelques mètres carrés supplémentaires et une pièce de vie plus généreuse. Au fil des échanges, la question s'est déplacée : moins agrandir que mieux relier, et redonner un rôle aux espaces délaissés. Plusieurs scénarios ont été dessinés puis comparés sur place, maquette en main, avant de retenir la solution la plus sobre. La famille souhaitait aussi pouvoir accueillir des amis sans perdre l'intimité de chacun. Le budget, fixé dès le départ, a obligé à hiérarchiser les priorités et à renoncer à certains éléments secondaires. Les premières visites ont permis de relever les qualités du site : une belle lumière du soir, des vues lointaines, un jardin déjà planté.
Le site impose ses règles : orientation, pente du terrain et règlement d'urbanisme local ont cadré le dessin dès la première esquisse. Le chantier devait se dérouler en site occupé, avec des accès limités pour les engins et un calendrier serré. Le budget invitait à concentrer les moyens sur l'enveloppe et les menuiseries plutôt que sur les finitions. La proximité des limites séparatives réduisait les possibilités d'ouverture sur deux des façades. Les exigences thermiques récentes demandaient une isolation performante sans alourdir les volumes existants. Le sol, hétérogène, a nécessité une étude géotechnique et des fondations adaptées. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France a encadré le choix des teintes et des matériaux de couverture. La parcelle, étroite, laissait peu de place pour stocker les matériaux pendant les travaux.
La réponse tient d'abord à l'implantation : le nouveau volume s'installe là où il relie tout sans consommer de terrain. La structure légère limite les fondations et raccourcit le chantier ; les matériaux (bois, pierre) ont été choisis pour leur durabilité. De grandes ouvertures cadrent le paysage et captent la lumière du sud, tandis que des protections solaires simples évitent la surchauffe. À l'intérieur, une palette réduite laisse la place aux usages et à la lumière naturelle. Les rangements sont intégrés dans l'épaisseur des murs pour libérer l'espace des pièces de vie. Une ventilation naturelle traversante complète l'isolation et assure le confort d'été sans climatisation. Les menuiseries, dessinées sur mesure, affinent les profils et agrandissent les vues. Le traitement des sols, continu entre l'intérieur et la terrasse, renforce le sentiment d'ouverture.




















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